Entre GA4, Google Ads et les règles suisses, beaucoup de sites finissent avec une bannière qui ne pilote rien, ou avec une mesure cassée. Une mise en place propre repose sur trois éléments : (1) une information claire, (2) des choix utilisateur respectés techniquement, (3) une mesure qui reste exploitable.
Ce guide s’applique à une PME en Suisse romande, que votre audience vienne de Lausanne et Nyon (Vaud), Genève et Carouge (Genève), Fribourg et Bulle (Fribourg), Sion et Martigny (Valais), Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds (Neuchâtel), Delémont et Porrentruy (Jura).
Liens officiels : PFPDT (lignes directrices cookies) | PFPDT (devoir d’informer) | Fedlex (LPD) | Google (Consent mode overview) | Google (implémentation Consent Mode) | Google Ads (About consent mode) | GTM (Consent Overview)
1) Clarifier les rôles : la bannière n’est pas Consent Mode
Premier point à retenir : Google indique que Consent Mode ne fournit pas de bannière. Il s’appuie sur votre bannière (ou CMP) pour recevoir un choix et adapter le comportement des tags (Analytics, Ads, etc.).
- Bannière / CMP : affiche l’information, collecte un choix, permet de le modifier.
- Consent Mode v2 : transmet l’état du consentement à Google et ajuste les tags.
- GTM : orchestre les tags et leurs déclencheurs, avec des contrôles de consentement.
2) Cadre suisse : transparence et devoir d’informer (LPD)
En Suisse, le PFPDT a publié des lignes directrices sur le traitement des données via cookies et technologies similaires. En parallèle, le PFPDT rappelle le devoir d’informer afin que le traitement soit transparent et que les personnes puissent exercer leurs droits. La LPD (Fedlex) constitue la base légale.
Concrètement, sur un site WordPress :
- Expliquer en termes simples pourquoi des cookies sont utilisés (mesure, amélioration, marketing, etc.).
- Indiquer les catégories et offrir un choix réel pour ce qui n’est pas nécessaire.
- Lier vers une page Confidentialité lisible (finalités, destinataires, durée, droits, contact).
- Permettre de changer d’avis facilement (lien « Cookies » en pied de page).
3) Consent Mode v2 : les signaux à connaître (sans complexifier)
Google explique que Consent Mode a été mis à jour (Consent Mode v2) et inclut des paramètres supplémentaires liés aux usages publicitaires. Dans la pratique, le socle minimal se pense comme suit :
- analytics_storage : mesure GA4 (cookies analytics).
- ad_storage : cookies publicitaires (Google Ads).
- ad_user_data : usage des données utilisateur pour la publicité.
- ad_personalization : personnalisation publicitaire.
Deux styles d’implémentation existent (Google) :
- Basic : les tags sont bloqués jusqu’au choix utilisateur.
- Advanced : les tags chargent avec des valeurs par défaut (souvent « denied ») et envoient des signaux limités tant que le consentement n’est pas accordé.
4) Méthode simple (et robuste) dans Google Tag Manager
Étape A : inventorier vos tags
Listez ce qui tourne vraiment : GA4, Google Ads, pixels tiers, chat, maps, vidéos, A/B testing. Sans inventaire, une bannière « à cases » ne sert pas à grand-chose.
Étape B : activer la vue « Consent Overview » dans GTM
Google Tag Manager propose une page de synthèse pour voir quels tags ont un paramétrage de consentement et lesquels sont « not set ». Cela aide à éviter les oublis lors d’une refonte ou d’un ajout de pixel.
Étape C : définir des règles claires par catégorie
- Nécessaire : sécurité, panier, session (toujours actif).
- Mesure : GA4 (uniquement si accepté).
- Marketing : Google Ads et remarketing (uniquement si accepté).
Étape D : vérifier le comportement réel
Test minimal : ouvrir le site en navigation privée, refuser tout, puis vérifier que les tags soumis au consentement ne se déclenchent pas. Ensuite accepter, recharger, et valider que la mesure repart correctement.
5) Erreurs fréquentes (et comment les éviter)
- Confondre « bannière » et « pilotage » : une bannière sans contrôle GTM n’empêche pas un tag de partir.
- Tout mettre en « nécessaire » : cela fragilise la conformité et la confiance.
- Oublier le changement d’avis : il faut un accès permanent aux réglages cookies.
- Ajouter un pixel sans le relier au consentement : d’où l’intérêt de Consent Overview.
FAQ Cookies et Consent Mode en Suisse romande
Consent Mode remplace-t-il une bannière cookies ?
Non. Google indique explicitement que Consent Mode ne fournit pas de bannière. Il reçoit un choix depuis votre bannière/CMP et adapte les tags.
Faut-il une bannière cookies pour un site vitrine à Fribourg, Neuchâtel ou en Valais ?
Dès que vous utilisez des cookies ou technologies similaires non nécessaires (mesure, marketing), le PFPDT a publié des lignes directrices décrivant les exigences de protection des données. La mise en place dépend ensuite de votre usage réel.
Quelle différence entre Basic et Advanced Consent Mode ?
Google décrit deux approches : Basic bloque les tags jusqu’au choix, Advanced charge les tags avec des valeurs par défaut et ajuste ensuite leur comportement selon le consentement.
Comment vérifier que mes tags respectent le consentement dans GTM ?
Google Tag Manager propose Consent Overview, une page qui liste les tags dont le consentement n’est pas configuré et ceux qui le sont. Ensuite, il faut tester en conditions réelles (refus puis acceptation).
Qu’est-ce que le devoir d’informer (LPD) sur un site web ?
Le PFPDT explique que le devoir d’informer vise la transparence afin que la personne concernée sache que ses données sont traitées et puisse exercer ses droits. La LPD constitue la base légale.
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Note : cet article est un guide technique. Pour un cas sensible (profilage à haut risque, secteurs réglementés), un avis juridique peut être pertinent.